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Métier · Sport et animation

Professeur d'EPS

Le professeur d'EPS fait bouger les élèves, mais pas au hasard. Il enseigne l'éducation physique et sportive au collège et au lycée.

Salaire de début : 2 100 à 2 300 € brut Niveau requis : Bac+5 et concours Au quotidien : Enseigner l'éducation physique et sportive au collège et au lycée

Professeur d'EPS : enseigner le sport, cadrer un groupe, faire progresser des élèves

Le quotidien du métier

Le quotidien : Enseigner l'éducation physique et sportive au collège et au lycée. C’est le cœur du métier. Le professeur d’EPS ne fait pas “faire du sport” pour occuper les élèves. Il construit des séances, fixe des objectifs, évalue les progrès, adapte les exercices et garantit la sécurité du groupe.

Une journée commence souvent avant le premier cours. Il faut vérifier le matériel, préparer le gymnase, regarder la météo si l’activité se déroule dehors, adapter la séance si une classe est agitée, fatiguée ou incomplète. Ensuite, le professeur accueille les élèves, donne les consignes, installe les ateliers, observe, corrige, relance. Il passe beaucoup de temps debout, en mouvement, à parler fort, à montrer, à surveiller.

Les activités changent selon les périodes : sports collectifs, athlétisme, gymnastique, danse, natation, course d’orientation, activités de raquette, musculation encadrée, selon les équipements disponibles. Le professeur doit faire travailler des élèves très différents. Certains sont sportifs et motivés. D’autres redoutent l’effort, le regard des autres, l’échec, ou les vestiaires. Une bonne séance d’EPS ne se résume donc pas à la performance. Elle doit permettre à chacun de progresser, de comprendre une règle, de coopérer, de gérer son effort, de respecter les autres.

Le métier comprend aussi du travail hors cours : préparation des cycles, corrections, évaluations, réunions avec l’équipe pédagogique, échanges avec les familles, conseils de classe, suivi des élèves à besoins particuliers. Dans certains établissements, le professeur d’EPS participe aussi à l’association sportive. Cela peut ajouter des entraînements, des rencontres, des déplacements et de l’organisation.

La voie d’accès la plus directe

La voie d’accès la plus directe est la Licence, puis une poursuite d’études vers l’enseignement. Le niveau requis est Bac+5 et concours. Le concours est une étape sélective : il ne suffit pas d’aimer le sport ni d’avoir pratiqué en club. Il faut maîtriser les contenus scolaires, la pédagogie, la sécurité, l’analyse de situations, l’écrit et l’oral.

Le salaire de début est de 2 100 à 2 300 € brut, en ordre de grandeur. Ce montant dépend de la situation précise et doit être compris comme une indication, pas comme une promesse individuelle.

Les qualités qui comptent vraiment

La première qualité, c’est l’autorité calme. Un professeur d’EPS gère souvent des groupes nombreux, dans des espaces ouverts, avec du bruit, du matériel, des déplacements et parfois du risque. Il doit poser un cadre net dès le départ. Si les consignes ne sont pas comprises ou pas respectées, la séance peut vite devenir dangereuse ou inutile.

La deuxième qualité, c’est l’attention aux élèves fragiles. En EPS, les difficultés se voient. Un élève en surpoids, très timide, mal coordonné, anxieux, moqué, blessé ou dispensé peut vivre le cours comme une épreuve. Le bon professeur sait maintenir l’exigence sans humilier. Il adapte sans mettre à part. Il protège sans renoncer à faire progresser.

Il faut aussi aimer expliquer. Montrer un geste ne suffit pas. Le professeur doit donner du sens : pourquoi s’échauffer, comment coopérer, comment doser son effort, comment éviter une blessure, comment respecter une règle. Il doit répéter souvent, reformuler, corriger sans s’énerver.

Enfin, il faut une vraie solidité physique et mentale. Le métier demande de l’énergie. On marche, on porte du matériel, on reste dehors, on enchaîne les classes. Il faut aussi tenir face aux élèves qui testent les limites, aux conflits, aux remarques, aux parents parfois inquiets ou critiques, et aux contraintes matérielles.

Les conditions de travail

Les horaires ne se limitent pas aux heures devant les élèves. Les cours prennent une grande place, mais la préparation, les réunions, les évaluations et le suivi s’ajoutent. Les journées peuvent être morcelées, avec des trous dans l’emploi du temps. Certaines activités ou rencontres sportives peuvent déborder sur le temps habituel, notamment avec l’association sportive.

La pression vient de plusieurs côtés. Il y a la gestion de classe, la sécurité, les programmes, les évaluations, les élèves dispensés, les conflits entre élèves, les équipements parfois insuffisants. Le professeur d’EPS dépend beaucoup des lieux disponibles : gymnase, stade, piscine, salle spécialisée, terrain extérieur. Quand un espace est éloigné, mal équipé ou partagé avec d’autres groupes, il faut s’adapter.

La météo peut peser. Le froid, la pluie, la chaleur, le vent changent l’organisation. Les cours en extérieur demandent de l’anticipation. Les cours en intérieur peuvent être bruyants et fatigants. Les vestiaires, les déplacements et les temps de transition sont aussi des moments sensibles. Ils demandent une surveillance claire et des règles connues.

La mobilité fait partie du début de carrière. Après le concours, l’affectation dépend des besoins du service public d’éducation. On ne choisit pas toujours son académie, son établissement ni son niveau d’enseignement. Il faut donc accepter une part d’incertitude géographique, surtout au départ.

Les évolutions possibles

Un professeur d’EPS peut évoluer sans forcément quitter l’enseignement. Il peut prendre plus de responsabilités dans l’établissement, coordonner l’équipe EPS, organiser des projets sportifs, encadrer l’association sportive, accompagner des sorties ou des compétitions scolaires. Il peut aussi se spécialiser dans certains publics, par exemple les élèves à besoins particuliers, selon les formations suivies et les besoins de l’établissement.

Avec l’expérience, il peut aussi s’orienter vers la formation d’autres enseignants, l’inspection, la direction d’établissement ou des missions pédagogiques. Ces évolutions demandent des démarches, des concours ou des sélections selon les cas. Elles changent fortement le quotidien : moins de terrain, plus de pilotage, de réunions, d’accompagnement d’équipes et de décisions.

Il est aussi possible de changer de voie au sein de l’Éducation nationale ou de préparer une reconversion vers d’autres métiers du sport, de l’éducation ou de la formation. Mais il ne faut pas confondre professeur d’EPS et coach sportif. Le professeur travaille dans un cadre scolaire, avec des objectifs éducatifs, des classes obligatoires et une responsabilité institutionnelle.

Ce qui fait quitter le métier

Certains quittent le métier parce qu’ils sous-estimaient la part éducative. Ils voulaient transmettre une passion du sport, mais découvrent qu’il faut surtout gérer des groupes, motiver des élèves réticents, prévenir les conflits et répéter les règles. Si l’on cherche un public toujours volontaire, ce métier déçoit.

D’autres partent à cause de la fatigue. Le bruit, la station debout, les déplacements, le matériel, les conditions météo, les tensions avec certains élèves ou familles usent avec le temps. Les blessures ou les problèmes physiques peuvent aussi rendre le quotidien plus difficile.

Les contraintes d’affectation peuvent peser. Être loin de chez soi, changer d’établissement, travailler dans un contexte difficile ou avec peu d’installations peut décourager. Le sentiment de ne pas avoir les moyens de bien faire son travail revient souvent dans les métiers d’enseignement.

Enfin, certains se lassent du rythme scolaire et de la répétition des cycles. Enseigner les mêmes activités, refaire les mêmes consignes, gérer les mêmes problèmes de vestiaire, d’oubli de tenue ou de comportement demande une patience durable. Sans intérêt réel pour l’éducation, pas seulement pour le sport, la motivation s’érode.

Est-ce fait pour vous ?

Acceptez-vous de travailler avec des élèves qui n’aiment pas le sport, qui ont peur du regard des autres ou qui refusent l’effort ? Si vous ne voulez enseigner qu’à des élèves motivés, ce métier ne vous convient pas.

Êtes-vous capable de tenir un cadre clair, sans crier en permanence, dans un gymnase bruyant ou sur un terrain ouvert ? L’autorité est indispensable. Elle s’apprend, mais elle ne peut pas être évitée.

Voulez-vous vraiment enseigner, évaluer, préparer, expliquer et accompagner, ou cherchez-vous surtout à rester dans l’univers du sport ? Si la pédagogie vous ennuie, choisissez une autre voie du secteur sportif.

Par quelles lignes on y arrive

  • Licence STAPS3 ans après le bac, puis master et concours pour atteindre le niveau requis Bac+5 et concours
  • Licence puis master enseignement5 ans après le bac, avec préparation du concours de professeur d'EPS
  • Réorientation vers STAPSparcours plus long si vous venez d'une autre licence, puis master et concours
Marion Delaunay

Conseillère d'orientation, responsable éditoriale

Marion Delaunay signe des contenus d’orientation centrés sur Parcoursup, l’université et l’accompagnement des familles. Avant publication, elle vérifie la source officielle, la date de mise à jour, les conditio...

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Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus

Quel niveau faut-il ?

Le niveau requis est Bac+5 et concours. La licence est la voie d'accès la plus directe avant le master.

Quel est le quotidien ?

Enseigner l'éducation physique et sportive au collège et au lycée.

Quel salaire au début ?

En début de carrière, comptez 2 100 à 2 300 € brut, comme ordre de grandeur.