L7 Alternance Communication et médias
Le bachelor en alternance Bachelor alt.
Le bachelor en alternance en communication et médias est une formation Bac+3, durée 3 ans, avec alternance possible : oui. Sélective, elle convient aux élèves qui veulent apprendre en cours et sur le terrain.
La candidature passe par Parcoursup quand la formation y est proposée, sinon par le site de l’établissement qui la porte. Vérifie toujours le calendrier officiel publié sur parcoursup.fr. Le dossier compte beaucoup : notes, appréciations, projet motivé, intérêt réel pour la communication et les médias. La recherche d’une entreprise d’accueil pèse aussi, car sans contrat, l’alternance peut devenir impossible.
Le bachelor en alternance en communication et médias
Niveau de sortie Bac+3. Durée 3 ans. Sélectivité « Sélective ». Alternance possible : oui.
Le bachelor en alternance dans le domaine communication et médias attire beaucoup, parce qu’il promet trois choses simples : apprendre un métier, obtenir une première expérience longue, sortir avec un niveau Bac+3. Sur le papier, c’est séduisant. Dans la réalité, c’est une voie exigeante. Elle convient à des étudiants capables de tenir un rythme professionnel tôt, pas seulement à des lycéens qui aiment les réseaux sociaux, l’écriture ou l’image.
Il faut aussi clarifier un point : le mot « bachelor » ne dit pas tout. Selon les établissements, le diplôme peut avoir une reconnaissance différente. Avant de signer, il faut vérifier ce qui est réellement délivré à la fin : un titre reconnu par l’État, une certification professionnelle, ou seulement un diplôme d’établissement. Ce détail change beaucoup de choses pour une poursuite d’études ou une candidature future.
Le quotidien réel de l’étudiant
En alternance, l’étudiant vit sur deux terrains : l’école et l’entreprise. En cours, il travaille les bases de la communication : stratégie, rédaction, création de contenus, relations presse, communication digitale, événementiel, culture médias, analyse de cible, gestion de projet. En entreprise, il produit. Il rédige des posts, prépare des newsletters, met à jour un site, suit des campagnes, organise des événements, compile des résultats, aide à coordonner des prestataires.
Le rythme est le vrai sujet. Une semaine peut être dense, même quand les cours semblent moins nombreux qu’en formation classique. L’entreprise attend de la réactivité. L’école demande des rendus. Les projets de groupe prennent du temps. Les présentations orales s’enchaînent. Et il reste les transports, les mails, les corrections, la veille sur les médias et les usages numériques.
L’alternance ne doit pas être vue comme une version allégée des études. C’est plutôt l’inverse : il faut apprendre et produire en même temps. Un étudiant sérieux peut vite progresser, parce qu’il teste en entreprise ce qu’il voit en cours. Mais un étudiant désorganisé peut vite décrocher. Les retards, les absences et les rendus bâclés se voient davantage, car deux mondes évaluent le même comportement.
Charge de travail et évaluations
Les évaluations prennent souvent plusieurs formes : dossiers, études de cas, oraux, projets collectifs, productions écrites, bilans d’expérience en entreprise. En communication, il ne suffit pas d’avoir des idées. Il faut savoir les justifier. Pourquoi cette cible ? Pourquoi ce ton ? Pourquoi ce canal ? Pourquoi ce calendrier ? Un bon rendu explique les choix, pas seulement le résultat final.
La charge de travail varie selon les périodes. Les semaines avec dossiers à rendre, présentations et demandes urgentes en entreprise peuvent être lourdes. Les étudiants qui réussissent anticipent. Ils gardent des traces de leurs missions, archivent leurs productions, notent leurs résultats et demandent des retours. Ceux qui attendent la veille pour comprendre le sujet se mettent vite en danger.
Le travail en groupe est fréquent. Il apprend à répartir les tâches, à gérer les désaccords et à livrer à temps. Mais il peut aussi devenir une source de frustration. Certains font beaucoup, d’autres se cachent. Dans ce type de formation, il faut savoir parler clairement, relancer, poser des limites et documenter son travail.
Le profil qui réussit
Le bon profil n’est pas forcément le plus créatif. C’est souvent le plus fiable. Il lit les consignes, répond aux messages, tient les délais, accepte les corrections, sait demander de l’aide avant qu’il soit trop tard. En communication et médias, la curiosité compte aussi. Il faut lire, observer les campagnes, comprendre les publics, suivre l’actualité, comparer les formats, analyser les usages.
Un étudiant à l’aise à l’écrit part avec un avantage net. La communication repose beaucoup sur la précision : écrire un message clair, résumer une idée, adapter un ton, éviter les fautes, structurer un argumentaire. L’oral compte aussi, car il faut présenter un projet, défendre une recommandation, expliquer un résultat.
Le profil qui réussit accepte les tâches modestes. En alternance, on ne pilote pas toujours une stratégie complète dès la première année. On commence parfois par de la mise en page, de la veille, des comptes rendus, des publications simples, des listes de contacts. Ce n’est pas inutile. C’est là que l’on apprend les standards professionnels.
Le profil qui souffre
Cette formation convient mal à l’étudiant qui veut seulement « faire de la création ». La communication comporte une part de gestion, de reporting, de réunions, de contraintes budgétaires, de validations et de corrections. Il faut accepter qu’une bonne idée soit modifiée, retardée ou refusée.
Elle convient aussi mal à celui qui a besoin d’un cadre scolaire très protecteur. En alternance, on attend une posture professionnelle. Arriver à l’heure, prévenir, relire, écouter, corriger, assumer une erreur : ce sont des bases. Elles ne sont pas négociables.
Enfin, le bachelor en alternance peut être difficile pour les étudiants qui n’aiment pas écrire, qui refusent la critique ou qui manquent d’autonomie. La communication expose. Les productions sont visibles. Les retours peuvent être directs. Il faut savoir progresser sans se vexer à chaque remarque.
Ce que les plaquettes disent rarement
Les plaquettes montrent souvent des projets créatifs, des photos d’événements, des mots comme stratégie, influence, médias, marque. Elles parlent moins des tâches répétitives. Pourtant, elles existent : relancer des contacts, corriger des fichiers, préparer des plannings, classer des visuels, vérifier des liens, mesurer des performances, refaire une présentation.
Elles disent aussi rarement que toutes les alternances ne se valent pas. Une bonne mission forme. Une mauvaise mission occupe. Si l’étudiant ne fait que publier mécaniquement des contenus sans comprendre les objectifs, il progresse peu. Si l’entreprise n’a personne pour l’encadrer, l’alternant peut se retrouver seul face à des demandes floues.
Autre point peu mis en avant : trouver une alternance demande de l’énergie. La sélection ne s’arrête pas à l’admission dans la formation. Il faut convaincre une entreprise, envoyer des candidatures, passer des entretiens, présenter ses premières productions, montrer sa motivation. L’école peut accompagner, mais elle ne remplace pas l’effort personnel.
Comment reconnaître un bon établissement
Un bon établissement ne vend pas seulement une ambiance. Il donne des informations vérifiables. Il explique précisément le diplôme préparé, son niveau, sa reconnaissance, les modalités d’évaluation et les conditions de passage d’une année à l’autre. Il ne se contente pas de slogans.
| Point à vérifier | Ce qu’il faut chercher |
|---|---|
| Reconnaissance du diplôme | Le statut exact du titre obtenu à la fin et son niveau Bac+3. |
| Rythme d’alternance | Un calendrier clair entre école et entreprise, compréhensible avant l’inscription. |
| Missions possibles | Des exemples concrets : rédaction, événementiel, contenus, relations presse, gestion de projet. |
| Encadrement | Un suivi réel de l’alternant, avec des points réguliers et des interlocuteurs identifiés. |
| Évaluations | Des critères lisibles, pas seulement des promesses de professionnalisation. |
Il faut se méfier d’un établissement qui promet trop vite une alternance, un réseau ou une carrière. En orientation, les promesses vagues ne valent pas grand-chose. Demandez plutôt : combien de temps les étudiants mettent-ils en moyenne à trouver une mission ? Quels types de postes occupent-ils ? Qui les accompagne ? Que se passe-t-il si l’alternance s’arrête ? Les réponses doivent être claires.
Un bon établissement fait aussi travailler l’écrit, l’oral, la culture générale et l’analyse. La communication ne se limite pas aux outils. Les outils changent. Les bases restent : comprendre un public, formuler un message, choisir un support, mesurer un résultat.
Faut-il candidater ?
Oui, si vous voulez apprendre vite, travailler tôt et accepter un rythme dense. Le bachelor en alternance peut être une bonne voie pour entrer dans la communication et les médias avec une expérience solide. Il convient aux profils sérieux, curieux, capables d’écrire correctement et de tenir des délais.
Non, si vous cherchez une formation tranquille, très encadrée, ou centrée uniquement sur la créativité. Non aussi si vous n’êtes pas prêt à chercher activement une entreprise. L’alternance est une chance, mais elle ne se décrète pas. Elle se construit.
La bonne décision tient en une question : êtes-vous prêt à être étudiant et salarié en même temps ? Si la réponse est oui, candidatez, mais comparez les établissements avec méthode. Si la réponse est non, choisissez d’abord une voie qui consolide vos bases avant de vous engager dans ce rythme.
Signature : Samuel Bréchet
- Aimer écrire, reformuler, raconter et adapter un message à un public précis.
- Suivre l’actualité, les réseaux sociaux, les médias et comprendre leurs codes.
- Accepter un rythme dense entre cours, missions en entreprise et travail personnel.
- Savoir travailler en équipe, tenir des délais et présenter ses idées à l’oral.
Le programme
- Communication stratégique : on apprend à définir une cible, un message, un plan d’action et des supports cohérents.
- Création de contenus : on produit des textes, visuels, vidéos courtes, newsletters et formats pour les réseaux sociaux.
- Médias et journalisme : on analyse les formats médiatiques, les angles, les sources et les règles de vérification.
- Marketing digital : on travaille le référencement, les campagnes en ligne, les données d’audience et la gestion de communauté.
- Projet professionnel en alternance : on relie les cours aux missions en entreprise, avec dossiers, bilans et présentations.
Les débouchés
- Chargé de communication junior.
- Community manager.
- Assistant attaché de presse.
- Chargé de contenus web.
- Poursuite d’études en master ou mastère spécialisé en communication, médias, marketing digital ou journalisme.
Les correspondances
C'est le coeur du réseau : voici où cette formation permet de continuer, et depuis quelles autres voies on peut la rejoindre.
- Vers une licence professionnelleaprès une première ou une deuxième année validée, si le dossier montre un projet plus technique ou plus spécialisé.
- Vers une licence généraleaprès une année validée, selon les équivalences accordées et le niveau dans les matières théoriques.
- Vers un masteraprès le Bac+3 validé, avec un bon dossier, un projet clair et parfois une expérience solide en alternance.
Chargé de relations écoles
Samuel Bréchet couvre les écoles d’ingénieurs et de commerce, l’alternance et l’insertion professionnelle avec une règle simple : aider à choisir, pas vendre du rêve. Avant publication, il vérifie le statut des...
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus
Est ce une bonne voie si je veux du concret ?
Oui, si tu veux tester vite les métiers de la communication et des médias. L’alternance donne des missions réelles, mais elle demande aussi de la régularité et de l’autonomie.
Faut il déjà avoir une entreprise ?
Pas toujours au moment de candidater, mais il faut la chercher très tôt. Sans contrat signé, l’entrée en alternance peut être refusée ou reportée selon l’établissement.
Cette formation convient elle aux profils très scolaires ?
Oui, si tu acceptes de sortir du cours classique. Si tu préfères surtout la théorie, les lectures longues et un rythme universitaire, une licence générale peut mieux convenir.
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