L2 BUT Ingénierie et industrie
BUT génie électrique et informatique industrielle BUT GEII
Le BUT GEII forme en 3 ans, niveau de sortie Bac+3, aux systèmes électriques, électroniques et automatisés. Sélective, la formation convient aux profils qui aiment manipuler, coder et résoudre des pannes.
La candidature passe par Parcoursup, selon le calendrier officiel publié sur parcoursup.fr. La formation est sélective : le dossier compte vraiment. Les IUT regardent les notes en maths, physique, sciences de l’ingénieur, NSI ou spécialités technologiques, mais aussi la régularité et les appréciations. L’alternance est possible : elle demande une bonne autonomie et une entreprise d’accueil.
BUT génie électrique et informatique industrielle, BUT GEII
Voie : BUT. Domaine : Ingénierie et industrie. Niveau de sortie : Bac+3. Durée : 3 ans. Sélectivité : Sélective. Alternance possible : oui.
Le quotidien réel de l’étudiant
Le BUT génie électrique et informatique industrielle forme des techniciens supérieurs capables de travailler sur des systèmes électriques, électroniques, automatisés et informatiques. En clair, vous apprenez à faire fonctionner, mesurer, programmer, commander et améliorer des équipements techniques. Cela peut aller d’une carte électronique à un robot, d’un capteur à une chaîne automatisée, d’un système embarqué à une installation électrique industrielle.
Le rythme est soutenu. Le BUT n’est pas une formation où l’on écoute des cours en attendant les examens. Vous alternez cours, travaux dirigés, travaux pratiques, projets et périodes en entreprise quand l’alternance est choisie. Les travaux pratiques prennent une place importante. Vous manipulez du matériel, vous câblez, vous mesurez, vous programmez, vous cherchez pourquoi un montage ne marche pas. C’est souvent là que la formation devient concrète, mais aussi là que les lacunes apparaissent vite.
Les matières centrales tournent autour de l’électricité, de l’électronique, de l’automatisme, de l’informatique industrielle, des réseaux, des systèmes embarqués, de la programmation et des mathématiques appliquées. Il y a aussi de la communication, de l’anglais et de la gestion de projet. Ces matières ne sont pas décoratives. Un technicien ou une technicienne GEII doit savoir rédiger un compte rendu clair, expliquer un choix technique, travailler en équipe et lire une documentation en anglais.
La charge de travail dépend beaucoup de votre niveau de départ. Si vous êtes à l’aise en maths, en physique et en logique, vous devrez quand même travailler régulièrement. Si vous avez obtenu votre bac avec des bases fragiles, la marche peut être rude dès les premières semaines. Le piège classique consiste à croire que les travaux pratiques suffisent. Non. Il faut reprendre les notions, refaire les exercices, comprendre les erreurs de mesure, relire les programmes, préparer les comptes rendus.
L’évaluation est continue. Vous êtes noté sur des devoirs, des comptes rendus, des projets, des présentations, des travaux pratiques et parfois des contrôles plus classiques. Cette évaluation régulière a un avantage : un mauvais devoir ne condamne pas toute l’année. Elle a aussi un inconvénient : il est difficile de décrocher puis de revenir tranquillement. Les retards s’accumulent vite. Les absences en travaux pratiques coûtent cher, car elles font manquer des gestes et des méthodes que l’on ne rattrape pas avec une simple fiche.
Le profil qui réussit
Le profil qui réussit en BUT GEII n’est pas forcément celui qui était premier partout au lycée. C’est surtout un étudiant régulier, curieux des systèmes techniques, capable de passer du calcul à la manipulation. Il accepte de chercher. Il ne bloque pas dès qu’un montage ne fonctionne pas. Il teste, mesure, compare, demande, recommence.
Il faut aimer comprendre comment les choses fonctionnent. Pas seulement utiliser des objets connectés ou des machines, mais entrer dans leur logique. Pourquoi ce capteur donne cette valeur ? Pourquoi ce moteur ne démarre pas ? Pourquoi ce programme réagit avec un retard ? Pourquoi cette tension mesurée ne correspond pas au résultat attendu ? Si ces questions vous intéressent, la formation peut vous convenir.
Un bon candidat a aussi une certaine rigueur. En électricité et en électronique, une erreur de branchement, d’unité ou de signe peut fausser tout le résultat. En programmation, un détail peut bloquer le système. En automatisme, une mauvaise logique peut créer un comportement dangereux ou absurde. La rigueur n’est pas une qualité abstraite. C’est une habitude de travail.
Le BUT GEII convient bien aux élèves qui veulent une formation concrète sans renoncer aux bases scientifiques. Il peut aussi convenir à des profils qui hésitent entre informatique, électronique et industrie. La formation permet de garder plusieurs portes ouvertes : poursuite d’études, insertion professionnelle, alternance, métiers de terrain ou fonctions plus proches des études techniques.
Le profil qui souffre
Le profil qui souffre est celui qui veut faire de l’informatique pure sans toucher à l’électricité, aux mesures ou aux systèmes physiques. Le BUT GEII contient de la programmation, mais ce n’est pas une formation centrée uniquement sur le développement logiciel. Si vous voulez surtout créer des applications, des sites ou des services numériques, une autre voie sera souvent plus adaptée.
Souffre aussi l’étudiant qui refuse les maths et la physique. Le niveau attendu n’est pas celui d’une classe préparatoire, mais les bases doivent être solides ou retravaillées sérieusement. Les grandeurs électriques, les fonctions, les équations, les signaux, les conversions d’unités et les raisonnements logiques reviennent partout.
Ceux qui cherchent une formation très encadrée mais peu exigeante se trompent aussi. Le cadre existe, mais il ne remplace pas le travail personnel. Les projets demandent de l’autonomie. Les enseignants ne peuvent pas réparer à votre place chaque erreur de câblage, chaque programme incomplet, chaque compte rendu bâclé.
Enfin, le BUT GEII peut être difficile pour les étudiants qui n’aiment pas le travail en groupe. Une partie des projets se fait en équipe. Cela implique de répartir les tâches, de communiquer, de documenter son travail et d’assumer sa part. Celui qui disparaît pendant le projet puis revient à la fin ne tient pas longtemps.
Ce que la formation ne dit pas toujours dans ses plaquettes
Les plaquettes parlent souvent d’innovation, de transition énergétique, d’objets connectés, de robotique et d’industrie du futur. Ces sujets existent, mais le quotidien commence par des bases parfois moins séduisantes : apprendre à lire un schéma, utiliser un oscilloscope, comprendre une notice, câbler proprement, corriger une erreur simple, commenter un programme, respecter une procédure.
La formation demande aussi d’accepter l’échec technique. Un montage ne marche pas du premier coup. Un automate ne répond pas comme prévu. Un capteur donne une valeur incohérente. Ce n’est pas une exception, c’est une partie normale du métier. Les étudiants qui réussissent ne sont pas ceux qui n’ont jamais de problème. Ce sont ceux qui savent diagnostiquer.
Autre point souvent sous-estimé : l’écriture. Les comptes rendus et les dossiers de projet comptent. Un résultat juste mais mal expliqué perd de sa valeur. Dans l’industrie, personne ne peut se contenter d’un “ça marche”. Il faut prouver, documenter, transmettre.
L’alternance peut être une très bonne option, mais elle durcit le rythme. Travailler en entreprise et suivre les enseignements demande de l’organisation. Ce n’est pas une solution magique pour les étudiants démotivés. L’alternance convient mieux à ceux qui savent tenir un calendrier, arriver à l’heure, poser des questions et progresser dans un cadre professionnel.
Enfin, le BUT GEII n’enferme pas dans un seul métier. C’est une force, mais aussi une difficulté. La formation est large. Vous devrez progressivement construire votre direction : énergie, automatisme, électronique, informatique industrielle, systèmes embarqués, maintenance avancée, essais, bureau d’études, production. Attendre que la spécialisation tombe toute seule est une mauvaise stratégie.
Comment reconnaître un bon établissement
Un bon département de BUT GEII se reconnaît d’abord à la qualité de ses équipements pédagogiques. Il doit disposer de salles de travaux pratiques bien tenues, de matériel varié, de bancs de mesure, d’automates, de cartes électroniques, de systèmes de commande, de supports de programmation et de projets concrets. Le matériel n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit être disponible, entretenu et utilisé souvent.
Regardez aussi la place donnée aux projets. Un bon établissement ne se contente pas d’empiler des cours. Il fait travailler les étudiants sur des problèmes complets, avec cahier des charges, contraintes, tests et restitution. Les projets doivent vous obliger à relier plusieurs compétences, pas seulement à recopier une procédure.
La clarté de l’organisation compte beaucoup. Demandez comment sont répartis les travaux pratiques, les projets, les stages, l’alternance et les évaluations. Si les réponses sont floues, méfiance. Une formation technique exigeante doit être lisible pour les étudiants.
Pour l’alternance, un bon établissement doit expliquer précisément le rythme, l’accompagnement, les attentes et le type de missions possibles. Il ne doit pas promettre une entreprise à tout le monde sans nuance. Trouver une alternance demande des candidatures sérieuses, un CV propre et une vraie motivation.
Il faut aussi regarder les poursuites possibles sans se laisser hypnotiser par les grands discours. Certains diplômés continuent en école d’ingénieurs ou en master, d’autres entrent dans la vie professionnelle. Un bon établissement doit présenter ces options de manière honnête, avec les exigences associées. Poursuivre en études longues demande un bon dossier et un travail régulier dès le début.
Faut-il candidater ?
Oui, si vous aimez les systèmes techniques, si vous acceptez de manipuler, de calculer, de programmer et de chercher des pannes. Oui, si vous voulez une formation Bac+3 concrète, progressive, avec de vraies compétences industrielles. Oui aussi si vous envisagez l’alternance, à condition d’être prêt à tenir un rythme plus dense.
Il faut candidater avec lucidité. Le BUT GEII est une formation sélective. Un dossier sérieux en sciences, une motivation cohérente et une curiosité technique jouent en votre faveur. Inutile de raconter que vous aimez “les nouvelles technologies” si vous ne savez pas expliquer ce qui vous attire vraiment : l’énergie, les automatismes, les systèmes embarqués, l’électronique, la programmation industrielle ou la robotique.
Ne candidatez pas si vous détestez l’électricité, les maths appliquées ou les manipulations. Ne candidatez pas non plus si vous voulez uniquement coder derrière un écran. Vous risquez de subir une grande partie de la formation.
Le bon choix se résume ainsi : le BUT GEII convient aux étudiants qui veulent comprendre et piloter des systèmes réels. Pas seulement les utiliser. Pas seulement en parler. Les faire fonctionner.
Samuel Bréchet
- Aimer comprendre comment fonctionnent les objets techniques, les capteurs, les cartes et les automatismes.
- Être à l’aise avec les maths appliquées et la physique, sans forcément viser un niveau théorique très poussé.
- Accepter de passer du temps en travaux pratiques, avec des mesures, des tests et des erreurs à corriger.
- Avoir envie de coder pour piloter des systèmes, traiter des données ou automatiser une action.
Le programme
- Électricité et électronique : on analyse des circuits, on mesure des signaux et on conçoit des montages simples puis plus complexes.
- Automatisme et informatique industrielle : on programme des systèmes qui commandent des machines, des capteurs et des actionneurs.
- Énergie et conversion : on étudie la production, la distribution et l’usage de l’énergie électrique dans des installations.
- Informatique et programmation : on apprend à coder, à traiter des données et à faire communiquer des équipements.
- Réseaux, systèmes embarqués et objets connectés : on travaille sur des cartes, des protocoles de communication et des systèmes intégrés.
- Projets et professionnalisation : on réalise des projets techniques en équipe, avec un cahier des charges et une solution à tester.
Les débouchés
- Technicien ou technicienne en automatisme industriel.
- Technicien ou technicienne en électronique, essais ou mesures.
- Chargé ou chargée de maintenance en systèmes électriques et automatisés.
- Développeur ou développeuse en informatique industrielle et systèmes embarqués.
- Poursuite d’études en école d’ingénieurs, en master ou dans une spécialisation industrielle.
Les correspondances
C'est le coeur du réseau : voici où cette formation permet de continuer, et depuis quelles autres voies on peut la rejoindre.
- Vers une licence professionnelleaprès la deuxième année ou après le BUT, selon le projet et le dossier.
- Vers une école d’ingénieursaprès le BUT, parfois avant selon les admissions parallèles, avec un très bon dossier.
- Vers un autre BUT procheen première année, plus rarement ensuite, si les places et les acquis le permettent.
Chargé de relations écoles
Samuel Bréchet couvre les écoles d’ingénieurs et de commerce, l’alternance et l’insertion professionnelle avec une règle simple : aider à choisir, pas vendre du rêve. Avant publication, il vérifie le statut des...
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus
Faut-il être excellent en maths ?
Il faut des bases solides et l’envie de les utiliser. Le BUT GEII n’est pas une formation de maths pures, mais les calculs servent tous les jours à comprendre les systèmes.
Le BUT GEII est-il très pratique ?
Oui. Les travaux pratiques, les mesures, les projets et les tests prennent une place importante. Si vous voulez seulement des cours théoriques, ce n’est pas la voie la plus adaptée.
L’alternance est-elle un bon choix ?
Oui, si vous êtes déjà assez autonome et prêt à tenir un rythme soutenu. Elle peut aider à construire une vraie expérience, mais elle ne doit pas être choisie seulement pour éviter les cours.
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