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L8 Santé et paramédical Santé

LAS, la licence avec option accès santé LAS

La LAS est une licence disciplinaire avec une option accès santé, niveau de sortie Bac+3. Elle convient aux profils solides qui veulent tenter médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kiné sans lâcher une matière principale.

Bac+3Niveau de sortie
1 à 3 ansDurée
Très sélectiveSélectivité
Comment on y entre

La candidature passe par Parcoursup, selon le calendrier officiel publié sur parcoursup.fr. La sélectivité est « Très sélective » : les notes, les spécialités suivies, la régularité et la méthode de travail comptent beaucoup. Le dossier doit montrer un bon niveau dans la discipline de licence choisie, pas seulement un intérêt pour la santé. Les appréciations sur l’autonomie, la capacité à tenir la charge et la clarté du projet pèsent aussi.

LAS, la licence avec option accès santé

Niveau de sortie : Bac+3. Durée : 1 à 3 ans. Sélectivité : Très sélective. Alternance possible : non.

La LAS, licence avec option accès santé, est une licence universitaire classique à laquelle s’ajoute un enseignement de santé. Elle permet de tenter l’accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie, selon les règles de l’université. Le principe paraît simple. En réalité, il demande une double solidité : réussir sa licence et préparer une sélection santé exigeante.

La LAS n’est pas une version allégée de la première année de santé. C’est une autre voie, avec une logique différente. L’étudiant suit d’abord une discipline principale : droit, sciences, psychologie, économie, biologie, lettres, sciences de la vie, ou autre selon l’université. À côté, il valide une option santé. Cette option peut prendre la forme de cours en ligne, de cours en présentiel, de supports à travailler seul, de séances encadrées ou d’évaluations spécifiques.

Le quotidien réel de l’étudiant

Le quotidien en LAS dépend beaucoup de la licence choisie. Un étudiant en sciences n’a pas les mêmes semaines qu’un étudiant en droit ou en psychologie. Mais un point reste commun : il faut tenir deux fronts. D’un côté, la majeure disciplinaire, avec ses cours magistraux, ses travaux dirigés, ses lectures, ses exercices et ses partiels. De l’autre, l’option santé, souvent dense, avec des notions nouvelles à apprendre vite.

Le rythme n’est pas toujours visible sur l’emploi du temps. Certaines semaines semblent légères en heures de cours. C’est trompeur. Le vrai volume se trouve dans le travail personnel. Relire, refaire les exercices, apprendre les définitions, reprendre les schémas, s’entraîner aux QCM ou aux questions rédactionnelles, préparer les contrôles continus : la LAS laisse peu de place à l’improvisation.

La charge de travail est forte, surtout pour ceux qui visent réellement l’accès aux études de santé. Il ne suffit pas de valider l’année. Il faut obtenir de très bons résultats. Dans beaucoup de LAS, le classement ou le niveau relatif des candidats compte. Un 10 peut permettre de passer en année supérieure de licence. Il ne suffit pas forcément pour accéder à la filière santé visée.

L’évaluation mélange souvent contrôle continu et examens de fin de semestre. La licence principale impose ses propres règles. L’option santé ajoute d’autres épreuves. Cela crée des périodes très chargées, avec plusieurs matières à réviser en même temps. Les étudiants doivent accepter une forme d’incertitude : les modalités peuvent être complexes, et il faut les lire très tôt, ligne par ligne, pour savoir ce qui compte vraiment.

Le profil qui réussit

Le profil qui réussit en LAS n’est pas seulement un bon élève de terminale. C’est un étudiant capable de travailler seul, régulièrement, sans attendre le dernier moment. Il sait organiser une semaine, hiérarchiser les urgences et garder un niveau élevé dans des matières qui ne sont pas toutes liées à la santé.

La LAS convient bien aux élèves qui ont un vrai intérêt pour la discipline de licence. C’est essentiel. Choisir une LAS droit sans aimer lire et raisonner sur des textes, ou une LAS sciences sans aimer les mathématiques ou la biologie, est une erreur. La licence principale n’est pas un décor. Elle pèse dans les résultats. Elle peut aussi devenir le plan de poursuite d’études si l’accès santé n’est pas obtenu.

Réussissent aussi les étudiants qui supportent la compétition sans se laisser détruire par elle. La LAS attire des candidats motivés, souvent très scolaires, parfois déjà très préparés. Il faut rester lucide : travailler beaucoup ne garantit pas l’admission. Mais travailler mal condamne presque toujours.

Un bon candidat accepte aussi de demander de l’aide. Pas pour déléguer son travail, mais pour comprendre les règles, corriger sa méthode, repérer les attentes des enseignants. L’autonomie ne veut pas dire isolement.

Le profil qui souffre

La LAS peut devenir très difficile pour les élèves qui choisissent cette voie uniquement pour éviter une autre première année de santé. Si la licence principale ne les intéresse pas, chaque semaine devient plus lourde. Ils ont alors l’impression de perdre du temps sur des matières qu’ils jugent secondaires. C’est mauvais signe.

Souffrent aussi les étudiants qui ont besoin d’un cadre très serré. L’université demande de l’autonomie. Les cours ne couvrent pas toujours tout ce qu’il faut maîtriser. Les consignes peuvent être dispersées. Les informations arrivent parfois dans plusieurs espaces numériques. Celui qui attend qu’on lui rappelle chaque échéance prend vite du retard.

La LAS est également rude pour les élèves qui ont toujours réussi sans méthode. Au lycée, certains compensent par une bonne mémoire ou une forte intuition. En LAS, cela ne suffit plus. Il faut apprendre longtemps, s’entraîner, corriger, recommencer. Le volume finit par trier.

Enfin, cette voie ne convient pas à ceux qui veulent uniquement médecine et rien d’autre, sans accepter de construire un vrai parcours de licence. La LAS impose d’avoir un plan solide hors santé. Ce n’est pas un échec de le prévoir. C’est une protection.

Ce que les plaquettes ne disent pas toujours

Les plaquettes présentent souvent la LAS comme une voie plus progressive. C’est vrai en partie. L’étudiant reste inscrit dans une licence, avec une poursuite possible. Mais la pression existe. Elle est parfois moins visible que dans d’autres parcours, parce qu’elle se cache derrière des cours de licence ordinaires.

Autre point rarement mis en avant : toutes les LAS ne se valent pas pour tous les profils. La bonne combinaison dépend du niveau scolaire, des matières fortes, du projet de santé et de la capacité à réussir dans la discipline principale. Une LAS très demandée dans une discipline mal choisie peut être un piège. Une LAS moins évidente, mais cohérente avec le profil, peut être plus stratégique.

Il faut aussi comprendre que l’accès aux études de santé reste très sélectif. La mention “accès santé” ne donne pas une place automatique. Elle donne le droit de candidater, sous conditions. Les règles varient selon les universités : notes minimales, validation de crédits, épreuves complémentaires, oral, classement. Il faut vérifier les modalités officielles de la formation visée.

Dernier non-dit : la LAS peut coûter cher en énergie mentale. Voir ses notes comparées, entendre les rumeurs, se demander si l’on est assez haut dans le groupe, tout cela pèse. Les étudiants qui réussissent apprennent à se concentrer sur ce qu’ils contrôlent : leur travail, leurs résultats, leur méthode.

Comment reconnaître un bon établissement

Un bon établissement explique clairement les règles. Les modalités d’accès aux filières de santé doivent être compréhensibles : conditions pour candidater, matières évaluées, poids de la licence, poids de l’option santé, existence d’épreuves orales ou écrites, possibilités en cas de non-admission. Si les informations sont vagues, contradictoires ou difficiles à trouver, méfiance.

Il faut regarder l’organisation concrète de l’option santé. Les supports sont-ils disponibles à temps ? Les cours sont-ils coordonnés avec le calendrier de la licence ? Les étudiants savent-ils à quoi ressemblent les évaluations ? Existe-t-il des séances de questions, des exercices, des corrections, un accompagnement méthodologique ? Un bon dispositif ne promet pas la réussite. Il rend les attentes lisibles.

La qualité de la licence principale compte autant. Une LAS adossée à une licence mal organisée met l’étudiant en difficulté, même si l’option santé semble attractive. Il faut vérifier la structure des semestres, le volume de travaux dirigés, la disponibilité des enseignants, la clarté des emplois du temps et la cohérence des évaluations.

Un bon établissement dit aussi ce qui se passe si l’étudiant ne rejoint pas les études de santé. Quelles poursuites en licence ? Quelles spécialisations ? Quels débouchés possibles à moyen terme ? Une LAS sérieuse ne vend pas seulement un rêve de blouse blanche. Elle permet aussi de continuer un parcours universitaire solide.

Faut-il candidater ?

Oui, si vous avez un très bon niveau scolaire, une vraie capacité de travail et un intérêt réel pour la licence choisie. Oui, si vous visez santé, mais que vous acceptez de construire aussi un parcours disciplinaire crédible. Oui, si vous pouvez travailler régulièrement sans attendre une surveillance permanente.

Non, si vous choisissez la LAS par défaut, sans aimer la matière principale. Non, si vous pensez que l’option santé suffit à entrer en médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kinésithérapie. Non, si vous refusez l’idée d’une sélection forte.

La LAS est une bonne voie pour les profils complets, disciplinés et lucides. Elle est dangereuse pour les candidats qui ne voient que le mot “santé” et oublient le mot “licence”. Le bon choix ne consiste pas à prendre la LAS la plus prestigieuse ou la plus demandée. Il consiste à choisir celle où vous pouvez être excellent dans la durée.

Signature : Marion Delaunay

Les attendus, en clair
  • Aimer une discipline de licence, par exemple sciences, droit, psychologie ou STAPS, et accepter qu’elle reste centrale.
  • Travailler régulièrement, sans attendre les partiels, car le rythme laisse peu de marge.
  • Savoir apprendre beaucoup de notions de santé avec précision et méthode.
  • Être capable de se réorienter dans la licence si l’accès aux études de santé n’est pas obtenu.

Le programme

  • Discipline majeure de licence : on suit les enseignements principaux de la licence choisie et on valide les compétences universitaires attendues.
  • Option accès santé : on étudie des bases utiles pour les filières de santé, comme biologie, anatomie, physiologie ou sciences humaines selon les universités.
  • Méthodes universitaires : on apprend à prendre des notes, organiser son travail, préparer les évaluations et traiter des documents scientifiques.
  • Projet santé : on découvre les filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, avec leurs exigences réelles.
  • Préparation aux épreuves d’accès : on s’entraîne aux évaluations écrites ou orales prévues par l’université.

Les débouchés

  • Accès aux études de médecine, sous réserve de validation de l’année et de classement suffisant.
  • Accès aux études de maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie selon les places ouvertes et les règles de l’université.
  • Poursuite en deuxième ou troisième année de licence dans la discipline principale.
  • Poursuite en master après la licence, dans le domaine de la discipline suivie.
  • Réorientation vers une autre licence ou vers une formation paramédicale compatible avec le dossier.

Les correspondances

C'est le coeur du réseau : voici où cette formation permet de continuer, et depuis quelles autres voies on peut la rejoindre.

  • Vers les études de santéaprès une année validée, si les résultats et les épreuves d’accès le permettent
  • Vers la licence sans accès santéà la fin de l’année, si le projet santé est abandonné ou non obtenu
  • Vers une autre formation universitaireaprès bilan avec l’université, selon les résultats, les places et la cohérence du projet
Marion Delaunay

Conseillère d'orientation, responsable éditoriale

Marion Delaunay signe des contenus d’orientation centrés sur Parcoursup, l’université et l’accompagnement des familles. Avant publication, elle vérifie la source officielle, la date de mise à jour, les conditio...

Ses autres publications

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus

La LAS dure combien de temps ?

La durée est 1 à 3 ans. L’objectif santé peut se jouer pendant la licence, mais il faut aussi avancer dans la discipline principale jusqu’au niveau Bac+3.

Peut-on faire une LAS en alternance ?

Alternance possible : non. La charge de cours, de travail personnel et de préparation à l’accès santé rend ce format inadapté.

Qui signe cette fiche ?

Signature : Marion Delaunay. Cette fiche vise à aider à décider, pas à vendre une voie : la LAS convient aux élèves très réguliers, moins aux profils qui n’aiment pas la licence choisie.