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PASS, le parcours d'accès spécifique santé PASS
Le PASS est une année universitaire Bac+1, en 1 an, pour tenter l’accès aux études de santé. Il convient aux très bons lycéens, solides en sciences, prêts à un rythme dense sans alternance.
La candidature passe par Parcoursup, selon le calendrier officiel publié sur parcoursup.fr. La formation est Très sélective : le dossier doit montrer un très bon niveau scientifique, de la régularité et une vraie capacité de travail. Les notes de première et de terminale, les appréciations, les spécialités choisies et le projet motivé comptent. L’alternance possible : non, il faut donc prévoir une année à temps plein.
PASS, le parcours d'accès spécifique santé
Le PASS, parcours d'accès spécifique santé, est la première année universitaire qui permet de candidater aux études de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kinésithérapie selon les universités. C’est une formation de niveau de sortie Bac+1, d’une duree 1 an. Sa selectivite est Très sélective. L’alternance possible est non.
Le PASS n’est pas une simple première année de licence avec un peu de biologie. C’est une année de tri. Le volume de cours est lourd, les notions arrivent vite, et les évaluations servent à classer. L’objectif n’est pas seulement de valider son année. Il faut aussi être mieux classé que les autres pour espérer accéder à la suite des études de santé.
Le quotidien réel de l’étudiant
Le quotidien en PASS est répétitif, dense et souvent solitaire. La semaine alterne cours magistraux, travaux dirigés selon les universités, cours en ligne, fiches à apprendre, exercices, QCM, colles ou entraînements. Les journées dépassent vite le cadre classique d’un emploi du temps de lycée. Le soir, le week-end et les vacances servent souvent à reprendre les cours, mémoriser, s’entraîner et combler les retards.
Le rythme est brutal pour beaucoup d’étudiants, surtout au début. Au lycée, un bon élève peut réussir avec de l’écoute, des révisions régulières et quelques efforts avant les contrôles. En PASS, cela ne suffit presque jamais. Il faut apprendre vite, retenir précisément, puis restituer sous forme de QCM ou de questions courtes, parfois avec des pièges. La compréhension compte, mais la mémorisation massive compte aussi.
La charge de travail est très élevée. Elle ne se mesure pas seulement au nombre d’heures de cours. Le vrai poids vient du travail personnel. Revoir un chapitre ne veut pas dire le relire. Il faut le transformer en questions, repérer les détails importants, refaire les exercices, revenir sur ses erreurs, puis recommencer quelques jours plus tard. Un étudiant qui laisse passer deux semaines sans reprendre un cours peut se retrouver en difficulté durable.
L’évaluation repose souvent sur des partiels, des contrôles continus ou des épreuves communes selon les universités. Le classement est central. Deux étudiants peuvent avoir le sentiment d’avoir bien travaillé, mais seul le résultat comparé aux autres compte pour l’accès aux filières de santé. Cette logique crée une pression forte. Elle peut pousser à travailler mieux. Elle peut aussi user vite.
Ce que l’on étudie vraiment
Le PASS comprend un bloc important de matières liées à la santé et aux sciences du vivant. On y trouve généralement de la biologie cellulaire, de la biochimie, de l’anatomie, de la physiologie, de la biophysique, des statistiques, des sciences du médicament ou des sciences humaines et sociales. Le contenu exact varie selon les universités et les filières visées.
Le PASS comprend aussi une option hors santé. Elle peut relever du droit, des sciences, de la psychologie, de l’économie, des sciences humaines ou d’un autre domaine proposé par l’université. Cette option n’est pas décorative. Elle compte pour la validation de l’année et peut servir de voie de poursuite si l’étudiant ne rejoint pas les études de santé. Il faut donc la choisir sérieusement, pas seulement parce qu’elle semble plus facile.
Le profil qui réussit
Le profil qui réussit en PASS n’est pas seulement le très bon élève de terminale. C’est un étudiant capable de tenir une méthode froide, régulière, presque mécanique. Il sait planifier ses journées, prioriser, accepter de ne pas tout maîtriser immédiatement, puis revenir sur les points faibles. Il ne se contente pas d’avoir compris en cours. Il vérifie qu’il sait répondre vite et juste.
Les élèves à l’aise en sciences partent souvent avec un avantage, surtout s’ils ont acquis de solides bases en raisonnement, en calcul, en méthode expérimentale et en rigueur. Mais cela ne garantit rien. Un étudiant brillant mais désorganisé peut s’effondrer. À l’inverse, un étudiant moins spectaculaire, mais constant, lucide et endurant, peut très bien tirer son épingle du jeu.
Le PASS convient aux étudiants qui acceptent une année très encadrée par les résultats. Il faut pouvoir supporter la comparaison, les notes basses, l’incertitude et les sacrifices. Il faut aussi savoir demander de l’aide quand la méthode ne fonctionne pas. S’isoler totalement est rarement une bonne stratégie.
Le profil qui souffre
Le PASS fait souffrir les étudiants qui choisissent santé par défaut, pour rassurer leur famille ou parce qu’ils aiment les séries médicales. La motivation doit être solide, mais elle ne suffit pas. Il faut accepter le travail répétitif, la concurrence, les épreuves longues et la possibilité de ne pas obtenir la filière voulue.
Les étudiants qui ont besoin de beaucoup de temps pour s’adapter peuvent vivre un premier semestre très difficile. Ceux qui procrastinent, qui révisent seulement avant les examens ou qui misent sur leur facilité scolaire prennent un risque sérieux. Le PASS sanctionne vite le retard.
Cette voie peut aussi être très dure pour les étudiants déjà fragiles sur le plan psychologique, très anxieux ou dépendants d’un cadre scolaire proche du lycée. L’université donne plus d’autonomie. Les enseignants ne vérifient pas chaque semaine que tout est appris. Si la pression devient ingérable, il faut consulter les services de santé universitaires ou les interlocuteurs prévus par l’université. Attendre en silence n’est pas une preuve de courage.
Ce que la formation ne dit pas toujours dans ses plaquettes
Les plaquettes insistent souvent sur l’accès aux métiers de santé, la diversité des enseignements et les possibilités de poursuite. Elles disent moins clairement que le PASS est une année de sélection intense. Tout le monde n’ira pas en médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ou kinésithérapie. Le projet doit donc prévoir un plan B réel.
L’autre point souvent sous-estimé concerne l’option hors santé. Elle peut permettre une poursuite en licence, mais seulement si l’étudiant a validé son année et si le parcours correspond aux règles de l’université. Il ne faut pas croire que l’option garantit automatiquement une réorientation confortable. Il faut regarder précisément les passerelles, les attendus et les conditions de validation.
Enfin, le PASS ne laisse pas beaucoup de place à la découverte progressive de soi. Si vous avez besoin de tester plusieurs domaines, de faire des stages longs, de construire votre projet pas à pas, cette voie risque de vous enfermer dans une année très tendue. Le PASS est fait pour des étudiants qui savent déjà pourquoi ils visent santé, ou au moins qui ont une hypothèse très forte.
Comment reconnaître un bon établissement
Un bon établissement ne promet pas la réussite. Il explique clairement les règles. Il détaille les matières, les coefficients, les modalités d’évaluation, les conditions d’accès aux filières de santé et les possibilités de poursuite en cas de non-admission. Si les informations sont floues, éparpillées ou uniquement rassurantes, méfiance.
Regardez aussi l’organisation concrète. Les cours sont-ils accessibles en ligne en cas d’absence ou de surcharge ? Les travaux dirigés permettent-ils vraiment de s’entraîner ? Les annales ou sujets types sont-ils disponibles ? Les étudiants savent-ils à quoi ressemble une épreuve ? Le calendrier des contrôles est-il donné assez tôt pour travailler sérieusement ?
Un bon PASS propose aussi un accompagnement réaliste. Cela peut passer par du tutorat universitaire, des séances de méthode, des entraînements réguliers, des permanences pédagogiques ou des informations sur la réorientation. Le tutorat gratuit ou porté par l’université est un point à examiner. Il ne remplace pas le travail personnel, mais il peut aider à comprendre les attentes.
Il faut aussi observer la place donnée à l’option hors santé. Si elle est traitée comme un détail, ce n’est pas bon signe. Elle doit être organisée, expliquée et compatible avec la charge du bloc santé. Un étudiant doit savoir où cette option peut le mener s’il ne poursuit pas en santé.
| Point à vérifier | Pourquoi c’est important |
|---|---|
| Modalités d’évaluation | Pour savoir comment les notes et le classement sont construits. |
| Organisation du tutorat | Pour bénéficier d’entraînements et de conseils de méthode. |
| Choix de l’option hors santé | Pour préparer une poursuite possible hors filière santé. |
| Clarté des passerelles | Pour éviter une impasse en fin d’année. |
Faut-il candidater ?
Oui, si vous visez clairement un métier de santé, si vous aimez les sciences, si vous êtes prêt à travailler beaucoup sans garantie de résultat et si vous pouvez tenir une année de pression. Le PASS peut être un bon choix pour un étudiant méthodique, endurant, capable de s’organiser seul et de corriger rapidement ses erreurs.
Non, si vous choisissez cette voie pour faire plaisir à vos parents, pour “voir”, ou parce que vous avez de bons résultats sans méthode de travail solide. Non aussi si vous refusez l’idée d’un plan B. Le PASS n’est pas une année d’exploration tranquille. C’est une année exigeante, sélective, parfois violente dans son rythme.
Avant de candidater, comparez les PASS proposés sur Parcoursup, lisez les attendus, vérifiez les options hors santé et consultez le calendrier officiel publié sur parcoursup.fr pour les périodes de candidature et de réponse. Ne vous contentez pas du prestige supposé d’une université. Choisissez une organisation que vous comprenez, dans laquelle vous pouvez réellement travailler.
Le bon candidat en PASS n’est pas celui qui rêve le plus fort de médecine. C’est celui qui sait pourquoi il y va, comment il va travailler, et ce qu’il fera si la sélection ne tourne pas en sa faveur.
Signature : Marion Delaunay
- Aimer les sciences et accepter d’en faire beaucoup, surtout biologie, chimie, physique et statistiques.
- Savoir travailler seul, longtemps, sans attendre qu’un enseignant relance chaque semaine.
- Lire vite, apprendre avec méthode et restituer précisément des connaissances nombreuses.
- Garder un bon équilibre sous pression, car le classement et les examens rythment l’année.
Le programme
- Sciences fondamentales : on étudie les bases utiles en biologie, chimie, physique, biochimie et biostatistiques.
- Sciences humaines et sociales en santé : on analyse les questions d’éthique, de société, de droit et de santé publique.
- Connaissance des métiers de santé : on découvre les filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.
- Mineure disciplinaire : on suit une autre discipline universitaire, par exemple sciences, droit, psychologie ou économie selon l’université.
- Méthodes de travail universitaire : on apprend à organiser ses révisions, traiter des questions rapides et tenir un planning.
Les débouchés
- Entrée en deuxième année de médecine, si le classement et les résultats le permettent.
- Entrée en maïeutique, pour préparer le métier de sage-femme.
- Entrée en odontologie, pour poursuivre vers les études de chirurgie dentaire.
- Entrée en pharmacie ou en kinésithérapie, selon les places ouvertes par l’université.
- Poursuite en deuxième année de licence dans la mineure suivie, si l’année est validée.
Les correspondances
C'est le coeur du réseau : voici où cette formation permet de continuer, et depuis quelles autres voies on peut la rejoindre.
- Vers médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapieà la fin du PASS, à condition de valider l’année et d’être classé assez haut selon les règles de l’université
- Vers une deuxième année de licenceà la fin de l’année, si le PASS est validé et si la mineure suivie permet cette poursuite
- Vers une autre première année d’études supérieuresaprès le PASS, si l’année n’est pas validée ou si le projet santé ne tient plus, avec une nouvelle candidature selon la voie visée
Conseillère d'orientation, responsable éditoriale
Marion Delaunay signe des contenus d’orientation centrés sur Parcoursup, l’université et l’accompagnement des familles. Avant publication, elle vérifie la source officielle, la date de mise à jour, les conditio...
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus
Peut-on redoubler le PASS ?
En général, le PASS ne se redouble pas. Si l’accès en santé n’est pas obtenu, l’étudiant doit passer par une poursuite en licence ou une autre réorientation selon ses résultats.
PASS ou licence avec accès santé ?
Le PASS met la santé au centre, avec une mineure dans une autre discipline. La licence avec accès santé fait l’inverse : une licence principale, plus des enseignements de santé. Le PASS convient mieux à ceux qui visent très clairement santé dès le départ.
Faut-il prendre des spécialités scientifiques au lycée ?
Oui, c’est fortement conseillé. Sans bases solides en sciences, le PASS devient vite trop lourd. Les profils peu à l’aise avec les matières scientifiques doivent envisager une autre voie.
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